Alternatives Economiques: « l’auteur est un fin connaisseur de la réalité française »

Denis Clerc critique French Vertigo dans Alternatives Economiques. (Evidemment, il ne l’aime pas trop, mais il me paie quelques compliments quand même):

La France vue par un Américain qui l’aime bien et qui, par conséquent, châtie bien. Mais châtie-t-il juste? Certes, l’auteur est fin connaisseur de la réalité française: je n’ai relevé que deux erreurs factuelles… lire le reste ici

2 Responses to “Alternatives Economiques: « l’auteur est un fin connaisseur de la réalité française »”

  1. Jon Monk dit :

    Et il a raison de vous critiquez… Les critiques « anglosaxones » et libérales – au sens français – sont toujours les mêmes: taux de chômage, fonctionnaires, impôts, patati patata. Certes la France aurait un meilleur taux si elle faisait comme l’Angleterre (en déclarant inapte au travail ceux qui n’en trouvent pas) ou comme les US (en incarcérant nettement plus) mais là n’est pas le problème. Le problème c’est que les libéraux (de quelque pays qu’ils soient) oublient un point majeur que les Français mettent au premier plan : la finalité de tout cela. Le travail certes mais pour quoi faire ? Pour l’argent ? Comme si les plus riches tiraient leurs richesses de leur travail ! Mais bon, admettons. Pour l’argent donc mais pour quoi faire ? Le consumérisme rend les Français profondément malheureux, non pas tant qu’ils n’y prennent pas part, mais tout simplement parce que leur culture leur apprend qu’une vie réussie et en valant la peine ne peut pas seulement s’acheter… Comme disent les Américains : « fuck that! » C’est l’absence apparente d’alternative valable qui rend les Français malheureux. Et c’est la que leur élite les trahit. Mais au niveau individuel, ils trouvent que leur sort n’est pas si mauvais. Franchement, s’entendre dire encore et toujours que il faut faire ceci et cela pour que les indicateurs passent au vert, les Français s’en tapent. Ces indicateurs n’existent que parce qu’ils regroupent ce que l’on peut compter, non pas ce qui vaut la peine d’être surveiller. Cette mentalité protestante que ce qui est sur Terre est un signe du ciel et donc que les preuves matérielles valent plus que ce qu’elles ne sont, a encore du mal à se greffer en France. Ce qu’il faut à la France, c’est de faire passer son message : l’exception économique. La sphère économique est limitée, et non pas indéfinie par définition comme semblent le croire les libéraux qui s’ils étaient cohérents, assimiliraient leur rapports sexuels avec leur femme sur la base du prix moyen d’un passe chez les putes du quartier. Vous croyez que c’est là leur vrai « valeur » ? I don’t think so… Et les Français sont déprimés parce que ce que le programme qu’on leur vend ça revient à ça : à leur dire que leur femme vaut 50 euros la galipette… déprimant… Et vos solutions reviennent à dire « 50 c’est sous-estimé, Français, vous valez plus que ça, au moins 70 ! »… Y’a de quoi déprimer non ?

    Un expatrié involontaire

  2. admin dit :

    Hmmm. Not sure you’ve read my book, Jon, since one of the key points I make is that I don’t propose the « classic » anglo-saxon solutions to France’s problems. La France de demain, I conclude, doit être « pas une pâle copie d’un modèle importé, mais une meilleure version d’elle-même… » Thanks for posting, anyway, and the opinion polls suggest you’re right to contend that, « au niveau individuel, les Français trouvent que leur sort n’est pas si mauvais. » Doesn’t that just make it all the harder to understand ce malaise national? I for one think so.

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